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| Title: | The Reach of Patent Law and Institutional Competence |
| Author: | E. Richard Gold |
| Abstract: | [Abstract] This paper works to unveil the clandestine shift in patent law’s normative base from a utilitarian justificatory rationale to a libertarian one; a trend the author refers to as “stealth libertarianism.” By assuming that the social good is always attained by expanding patent rights in all domains, courts have dressed libertarian analysis in the commonly accepted language of utilitarianism. This surreptitious adoption of libertarian analysis is particularly disconcerting because it enables courts to avoid addressing the ethical and distributional effects of patent determinations. The marginalization of ethical and distributional concerns in patent discourse has been exacerbated by three (dubious) claims that courts, tribunals and legal commentators have offered to justify the judicial assumption of jurisdiction over patent eligibility for new classes of innovation: 1. that the determination of patent eligibility is merely a technical question of statutory interpretation; 2. that patenting is morally neutral; and 3. that the expansion of the patent regime is necessary for the development of technology-based industries. This paper argues that claim 1. is based on faulty reasoning, claim 2. is descriptively inaccurate and claim 3. lacks empirical support. Given the dubiousness of the above-mentioned justifications, the radical nature of the judicial assumption of jurisdiction over patent eligibility regarding new classes of innovation becomes clear. Traditionally, as a matter of institutional competence, courts avoided balancing complex issues of public interest in the absence of a strong signal from the legislature. With the advent of stealth libertarianism, revisionist courts have eschewed the complex balancing required for assessing the patent eligibility of new classes of innovation. In contrast, the author notes with approval that the Supreme Court of Canada in Harvard Mouse has resisted the trend toward stealth libertarianism by acknowledging that the patentability of higher life forms requires a level of analysis that exceeds the bounds of judicial competence. To guarantee a more just use of technology, we must ensure that our patent laws both create and reflect desired social outcomes as determined by enlightened and competent authorities. Given the multiple and multifarious competing interests at stake in issues of patent eligibility over new classes of innovation, the judiciary lacks both the capacity and the competency to make such determinations. *****[Résumé] Cet article offre un éclairage sur le passage clandestin des fondements normatifs du droit des brevets de la philosophie utilitarienne à la philosophie libertarienne. Certains auteurs parlent de « libertarianisme furtif ». Présumant qu’il est toujours bon pour le public de multiplier les droits de brevet dans tous les domaines, les tribunaux ont présenté l’analyse libertarienne dans le langage utilitariste communément accepté. Cette façon de faire subreptice est particulièrement déconcertante puisqu’elle permet aux tribunaux d’éviter les questions d’éthique et de diffusion liées à la détermination de brevet. La marginalisation des préoccupations d’éthique et de diffusion dans le discours sur les brevets a été exacerbée par trois prétentions douteuses offertes par les tribunaux et les commentateurs juridiques à l’appui de la présomption que les tribunaux ont compétence en matière de l’admissibilité d’un brevet sur de nouvelles classes d’inventions, notamment (1) que la détermination de l’admissibilité d’un brevet est simplement une question technique d’interprétation des lois; (2) que le brevetage est moralement neutre; et (3) que l’élargissement du régime des brevets est nécessaire pour le développement des industries de nature technologique. L’article démontre que la première prétention découle d’un raisonnement fautif, que la deuxième constitue une description inexacte et que la troisième manque de fondement empirique. Étant donné le caractère douteux des justifications précitées, la radicalité de la présomption que les tribunaux ont compétence en matière de l’admissibilité d’un brevet sur de nouvelles classes d’inventions est évidente. Traditionnellement, eu égard à leur compétence institutionnelle, les tribunaux évitaient de trancher les questions d’intérêt public complexes à moins d’un mandat clair de la législature. Avec la venue du libertarianisme furtif, les tribunaux de révision ont évité la démarche d’évaluation complexe pour déterminer l’admissibilité d’un brevet sur de nouvelles classes d’inventions. L’auteur note, avec approbation, que la Cour suprême du Canada s’est toutefois écartée de cette tendance vers le libertarianisme furtif dans l’affaire de la souris de Harvard College, reconnaissant que le caractère brevetable d’une forme de vie supérieure exige une analyse qui dépasse les compétences judiciaires. Afin de garantir une utilisation plus juste de la technologie, nous devons nous assurer que nos lois sur les brevets créent et reflètent les fins sociales désirées, telles que définies par des autorités éclairées et compétentes. Étant donné les intérêts multiples et opposés en jeu en matière de l’admissibilité d’un brevet sur de nouvelles classes d’inventions, les instances judiciaires n’ont ni la capacité ni la compétence nécessaires pour faire une détermination en la matière. |
| Journal: | University of Ottawa Law and Technology Journal |
| Issn: | 17106028 |
| EIssn: | 1715006X |
| Year: | 2003 |
| Volume: | 1 |
| Issue: | 1-2 |
| pages/rec.No: | 263-284 |
| Key words | |
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